Histoire de la photographie

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Histoire de la photographie

Pour parler de la photographie, il faut remonter à 1826 avec son invention par Joseph Niépce. Un procédé qui n'a cessé de s'améliorer de générations en générations avec les apports de ses pères fondateurs. Si vous êtes passionné de photographie, vous devez avoir entendu parler de certains grands noms de la photo comme Robert Doisneau, Raymond Depardon, Helmut Newton, David LaChapelle et bien d'autres. Les photographes peuvent se spécialiser dans les photographies de mode, les portraits, les paysages, la nature et ce qu'elle a de plus beau à nous présenter avec ses couleurs changeantes, les rues de Paris, etc. Elles se laissent regarder en couleur ou en noir et blanc. L'objectif du photographe est son deuxième œil qui va nous présenter ce qu'il voit, dans sa forme la plus artistique. Aujourd'hui, nous faisons tous des photos avec un appareil ou un smartphone, car chacun aime retenir les meilleurs moments de ce qu'il voit et de ce qu'il vit. Mais savez-vous vraiment comment est née la photographie ?Retour à ses débuts…

Qu'est-ce que la photographie ?

 
L'étymologie du mot nous renseigne déjà sur le principe de la photographie. Formé sur les racines grecques « phôtos » qui se traduit par « lumière » et « grapho » pour « écrire », ce qui donne « écrire avec la lumière » et se définit comme un ensemble de procédés techniques mis en œuvre pour fixer une image grâce à la lumière.
 
La photographie désigne à la fois ce procédé qui est devenu une discipline et parfois un métier à part entière, mais elle désigne aussi l'image obtenue par ce procédé que l'on développe sur papier, sur poster ou tout support permettant de visionner l'image ainsi créée.
 
Aujourd'hui, avec le développement de la photographie numérique, il est devenu courant de visionner les photographies obtenues sur des supports informatiques, de retoucher des photographies avec des logiciels adaptés, d'envoyer et de stocker des images sur des bases de données, etc.
 
Ce procédé appartient aujourd'hui à la branche des Arts Graphiques.

Histoire de la photographie de ses origines à nos jours

 

Les prémices de la photographie

 
Mêlant des procédés chimiques et optiques pour fixer une image sur un support, la photographie remonte à Niépce vers 1824 lorsqu'il obtient une représentation d'une partie de sa demeure de Saint-Loup-de-Varennes.
 
Cependant, des expériences en optique avaient été faites dès Aristote qui observa, au moyen d'un trou dans un mur d'une chambre noire, qu'il était possible de créer des images inversées. On notera également que certains alchimistes du 16ème siècle avaient déjà observé le noircissement du chlorure d'argent exposé à la lumière du soleil.
 
En 1780, on doit à Jacques Charles de fixer de façon fugitive une silhouette sur du papier préalablement imbibé de chlorure d'argent, expérience renouvelée en 1802 par Thomas Wedgwood qui emploie, cette fois, du nitrate d'argent.

Les origines de la photographie en noir et blanc

 

Les travaux de Nicéphore Niépce et Louis Jacques Mandé Daguerre

 
En 1824, Nicéphore Niépce inventa un procédé appelé héliographie qui permettait d'obtenir des images en se servant du bitume de Judée sur une plaque d'argent. La première photographie était née. Elle nécessitait alors un temps de pose de quelques jours pour apparaitre au public.
 
Ce premier balbutiement, suffisamment convaincant, donna droit à des recherches approfondies auxquelles Niépce décida d'associer Daguerre dès 1829. Leur travail permit en 1832 de mettre en place un nouveau procédé utilisant un résidu conçu par la distillation d'une essence de lavande. Les images peuvent alors être produites en une journée, le temps de pose étant considérablement réduit.
 
Après le décès de Niépce survenu en 1833, Daguerre poursuit seul ses recherches et invente en 1838 le daguerréotype, un procédé unique qui utilise une phase de développement amplifiant l'effet de la lumière et réduisant la durée de la pose à une demi-heure.
 

Les images sur papier d'Hippolyte Bayard

 
Au mois de juillet 1839, les travaux d'Hippolyte Bayard, un autre Français qui travaille sur les procédés de photographie permettent d'aboutir à des images positives sur le papier. Le papier, imprégné d'iodure d'argent est posé dans une chambre obscure après avoir été noirci grâce à la lumière. Les images sur papier d'Hippolyte Bayard

L'invention du calotype par William Henry Fox Talbot

 
Constatant les avancées des Français en 1839, c'est au tour de l'Anglais William Henry Fox Talbot de reprendre ses recherches entamées en 1834 pour faire breveter en 1841 son procédé négatif/positif le calotype. Le produit chimique (appelé révélateur) révèle l'image latente. Il utilise aussi une autre feuille qui est exposée au négatif pour obtenir le positif. L'invention du calotype par William Henry Fox Talbot

Le bain d'hyposulfite de soude de John Hershell

 
Toujours en 1839, John Hershell planche sur une autre solution : il découvre comment fixer des images au moyen d'un bain. C'est la découverte du bain d'hyposulfite de soude (composé des fixateurs utilisés en photographie encore aujourd'hui). Le bain d'hyposulfite de soude de John Hershell

Hippolyte Fizeau, le physicien qui utilise le bromure d'argent

 
Les objectifs de courtes focales vont ensuite permettre de baisser un peu plus le temps de pose lors du développement. C'est en 1841, qu'un nouveau progrès est amorcé avec le physicien Hippolyte Fizeau qui va découvrir le bromure d'argent et l'utilisera en remplacement de l'iodure d'argent. Il constate, en effet, que la sensibilité du bromure d'argent à la lumière est bien meilleure ce qui permet une nouvelle étape dans les découvertes avec la possibilité de faire des portraits. Hippolyte Fizeau, le physicien qui utilise le bromure d'argent

L'idée d'Abel Niépce de Saint-Victor : remplacer le papier par le verre

 
L'idée du petit-cousin de Niépce est le remplacement du papier par le verre. Cette découverte qui date de 1847 découle du constat par Abel Niépce de Saint-Victor que pour créer des images plus nettes, beaucoup moins contrastées, il était possible de remplacer le papier par le verre. Il fait adhérer le bromure d'argent au verre en utilisant de l'albumine. La netteté des images ainsi créées permet aux opticiens de travailler sur la mise au point d'objectifs plus performants. L'idée d'Abel Niépce de Saint-Victor : remplacer le papier par

Scott Archer et son travail sur la qualité du rendu noir et blanc

 
Du côté anglais comme du côté français, les recherches vont bon train. Nous voici de nouveau de l'autre côté de la Manche avec la découverte de Scott Archer en 1851. Celui-ci s'aperçoit qu'en remplaçant l'albumine par du collodion le rendu et la netteté d'une image en noir et blanc sont nettement supérieurs par rapport à ce qui a été fait auparavant. Il faut toutefois admettre que ce procédé n'est pas encore optimal car il nécessite une prise de vue dans le laps de temps où la plaque est humide et une rapidité du développement qui doit se faire immédiatement après cette prise de vue. Scott Archer et son travail sur la qualité du rendu noir

Les avancées de Maddox et Benet avec l'utilisation de la gélatine

 
Pour pallier les inconvénients rencontrés par Scott Archer avec le collodion, Richard Maddox propose de le remplacer par de la gélatine en 1871 et Charles Bennet va plus loin en perfectionnant ce nouveau procédé car il s'aperçoit qu'en plaçant des plaques gélatinées plusieurs jours à une température de 32°, cela leur assure une bien meilleure sensibilité. Cette haute sensibilité va faire avancer d'un grand pas l'univers de la photographie en permettant à l'aube de l'année 1880 de concevoir des mécanismes pour laisser passer la lumière dans l'appareil. Le posemètre permet de mesurer l'intensité de la lumière. C'est aussi le début de l'obturateur.

George Eastman, fondateur de Kodak

 
Cette fois, c'est un Américain du nom de Georges Eastman qui invente le support souple en 1888. Avec cette nouvelle avancée, la fin des plaques de verre commence. Elles sont peu à peu remplacées par du celluloïd en rouleaux. George Eastman, fondateur de Kodak

Les débuts de la photographie couleur

 
Les prémices de la reproduction des couleurs remontent à Edmond Becquerel (1848) puis Abel Niépce de Saint-Victor (1851) mais les tentatives de reproduire la couleur avec une plaque d'argent que l'on recouvre de chlorure d'argent pur, n'aboutit qu'à rendre les couleurs plutôt instables. Il faut encore travailler sur les techniques et il faudra véritablement attendre 1869 pour parler de photographie couleur.
 

Louis Ducos du Hauron conçoit la première photo couleur

 
C'est à Agen, que Louis Ducos du Hauron, parvient, avec l'utilisation de la décomposition de la lumière par le rouge, le bleu et le jaune (couleurs fondamentales) se basant sur les travaux de Maxwell, à réaliser la toute première photographie couleur. Son procédé consiste à utiliser les trois couleurs et à prendre 3 photos puis à superposer les résultats.

Gabriel Lippman, une invention en labo

 
S'il a fait une belle avancée et obtenu le Prix Nobel en 1906, le physicien Lippman a travaillé dès 1891 sur un moyen d'obtenir une photo en couleurs avec l'utilisation d'une seule plaque mais son procédé étant jugé trop complexe, resta au stade de la recherche. Gabriel Lippman, une invention en labo

Les frères Auguste et Louis Lumière inventent l'autochrome

 
En 1906, les frères Lumière inventent l'autochrome en se servant de la décomposition des couleurs fondamentales (trichrome) sur une plaque unique et en ajoutant au procédé une mosaïque de microfiltres avec ces 3 couleurs de base. Le principe trichrome (3 couleurs) sera repris en 1936 par la société Agfa pour mettre au point ses pellicules Agfacolor. Les frères Auguste et Louis Lumière inventent l'autochrome

R. Fisher et le révélateur chromogène en 1911, amélioré en 1935 par Mannès et Godowsky

 
Chaque couche, en étant colorée dans la couleur de sa sensibilité conduit à produire une image en couleur. L'invention du révélateur chromogène par R.Fisher va permettre de faire encore une avancée remarquable et entrainera par la suite des améliorations en optique.
 
Les Américains L. Mannès et L. Godowsky vont reprendre les travaux de Fisher et apporter des améliorations sur le procédé du révélateur Chromogène, procédé qui sera acheté par Kodak et rebaptisé Kodachrome. R. Fisher et le révélateur chromogène en 1911, amélioré en 1935

Un nouveau métier : le photographe

 
C'est en 1839 exactement que l'on commence à parler d'un nouveau métier : le photographe. Les travaux sur les procédés techniques de la photographie ont suffisamment avancé pour faire naître quelques vocations.
 
Avant la photographie, le seul moyen permettant de laisser une trace à la postérité, était la peinture, mais cela prenait beaucoup de temps et les portraits historiques n'étaient réservés qu'à une certaine élite.
 
Certains peintres n'hésitent pas à faire une reconversion professionnelle dans la photographie. Ils n'y voient pas seulement l'aspect professionnel ou artistique, mais également l'intérêt financier que cela va représenter pour eux. Pourtant, nombreux sont les artistes qui ont tout d'abord décrié cette nouvelle technique. C'est le cas de Charles Baudelaire qui changera toutefois d'avis en voyant le portrait fait de lui par Etienne Carjat en 1863 et qui reste encore une des œuvres marquantes du monde de la photographie du 19ème siècle.
 
Entre 1854 et 1910, la photo-carte est produite en plusieurs millions d'exemplaires et est conçue comme une photo-carte de visite où l'on trouve des renseignements sur la personne au dos de sa photographie, sans doute l'ancêtre de la future carte d'identité.
 
Le métier n'a cessé d'évoluer au fil du temps, de même que le procédé photographique et le matériel utilisé. Les photographes professionnels des années 1930 à 1950 avaient un matériel beaucoup moins précis que ceux d'aujourd'hui. Les appareils ont évolué et l'on a distingué progressivement le matériel technique spécial pour professionnels du matériel moins technique destiné au grand public. Le téléobjectif, le flash pour photographier de nuit ou dans un lieu sombre, les appareils pour photographier sous l'eau, et même, les appareils jetables, etc.
 
Il a ensuite été possible de demander le développement de ses photos sur des papiers, avec des finitions différentes (mat, brillant), en plusieurs exemplaires ou encore en noir et blanc ou en couleurs. L'évolution a été très rapide et d'autant plus encore aujourd'hui car nous sommes entrés dans l'ère du numérique. Le numérique a placé la photographie au cœur du quotidien et il n'y a plus qu'à appuyer sur un bouton pour obtenir une photographie « presque » parfaite, et la regarder directement sur son écran d'ordinateur ou son écran de smartphone.
 
Cependant, pour les passionnés de photographie, chercher et étudier longuement son sujet, trouver le meilleur angle pour la prise de vue, régler son appareil et prendre la photo au bon moment puis développer de belles photos sur du papier reste encore un impératif incontournable de ce 8ème art !

Les grands noms de la photographie contemporaine

 
Chaque année, la revue National Geographic publie les plus belles photographies en noir et blanc ou en couleur comme cette photo de Paul Thomson de 1917 représentant la Garde Nationale de New York défilant sur la Cinquième Avenue avant de partir pour les combats de la Première Guerre Mondiale. Les plus belles photographies prises à travers le monde par des photographes passionnés sont consultables sur la revue et le site internet.
 
Les grands photographes ont marqué chaque époque. Qui n'a jamais entendu parler de Robert Doisneau et de ses photos célèbres de personnes prises sur le vif dans les rues de Paris (https://www.robert-doisneau.com/fr/portfolios/) ? Des photographies voulues en noir et blanc pour donner un aspect particulier aux images.
 
D'autres photographes se sont spécialisés dans la mode, la photo de nus ou le portrait.
 
Parmi les noms de la photographie les plus célèbres, nous pourrons citer notamment : 
  • Raymond Depardon,
  • Henri Cartier-Bresson,
  • Steve McCurry,
  • Robert Capa,
  • Sebastiao Salgado,
  • Annie Leibovitz,
  • Vincent Munier,
  • Helmut Newton,
  • Ansel Adams,
  • David LaChapelle,
  • Jeanloup Sieff,
  • Sabine Weiss,
  • Ragnar Axelsson,
  • Saul Leiter,
  • Josef Koudelka
  • Tom Hegen (spécialiste des photographies aériennes)
(source : https://apprenti-photographe.fr/les-grands-photographes/)
 
La photographe Anne Geddes s'est fait une certaine notoriété en se spécialisant dans la photographie de bébés (voir la galerie photos https://www.annegeddes.com/galleries).
 
D'autres, comme le célèbre Jim Brandeburg ou Stefano Unterthiner et bien d'autres se sont spécialisés dans la photographie animalière et ont aussi travaillé, pour certains d'entre eux, avec le National Geographic. Nous vous laissons admirer quelques-unes de leurs œuvres sur ce blog https://www.auxoisnature.com/les-10-meilleurs-photographes-animaliers-dans-le-monde/
 
Voir aussi : https://www.nationalgeographic.fr/photo-du-jour/2021/juillet?image=pod_ngw_29072021
 
Au fil du temps, la photographie n'a cessé de passionner le monde. Les photographes reporters n'hésitent pas à risquer leur vie sur la scène internationale et parfois, dans des pays dangereux ou en guerre, pour prendre le cliché qui immortalisera l'évènement. On se souvient de la petite fille Kim Phuc courant nue après le lâcher de napalm sur son village (du photographe Nick Ut) ou encore l'homme face au char du photographe Jeff Widener sur la place Tian'anmen. La profession de photographe est un métier de passion qui mêle savamment la précision du regard, la maitrise des techniques, le bon clic au bon moment et au bon endroit.
 
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